|
|
|
|
|
L'argile est un
merveilleux remède naturel,
injustement méconnu alors qu'il mériterait d'occuper une
grande place en médecine vétérinaire.
Ma découverte de l'argile remonte... à
une vingtaine d'années. J'exerçais alors mon art dans le
Cantal où, un jour, une vache en folie se déchira une
mamelle sur un fil de fer barbelé.
L'animal se plaignait désespérément et le cultivateur se
battait les flancs... faute de vétérinaire, car la neige
avait rendu les routes impraticables.
Restait le téléphone. Il me raconta
donc sa fâcheuse situation. je lui expliquai le plus
précisément possible comment désinfecter la plaie et, si
possible, recoudre. Dès que sa ferme serait accessible, je
ne manquerais pas de monter prendre des nouvelles.
Quand le temps fut plus dément et les
chemins praticables, je rendis visite au fermier, qui me
montra orgueil-leusement sa vache. Celle-ci semblait se
porter très bien et la mamelle qui nous avait donné tant
de soucis ne portait qu'une cicatrice à peine visible.
|
|
Comme je manifestais mon étonnement, le
fermier m'expliqua qu'il avait désinfecté la plaie en
suivant scrupuleusement mes conseils, mais que toutes les
deux heures, il avait fait à sa bête des
cataplasmes d'argile.
Je dois dire que cette thérapie me surprit fort : fraîche
émoulue de l'école vétérinaire, je connaissais par cœur la
liste des désinfectants et cicatrisants... mais j'ignorais
l'argile!
Par la suite, j'ai appris que les
médecins des pharaons faisaient un large usage de
l'ocre jaune, terre argileuse imprégnée d'oxyde de fer.
Ainsi soignaient-ils les plaies, les maladies de peau et
même certaines affections internes.
L'argile était aussi à l'honneur
chez les Grecs comme chez les Romains, où il
soignait les brûlures ou les em-poisonnements.
Ne trouve-t-on pas encore aujourd'hui, sur tous les
marchés mexicains, ces petits sachets d'argile poudreux
que l'on conseille aux touristes désireux de goûter la
cuisine locale sans craindre... les désordres intestinaux
?
|
Les bêtes, et plus particulièrement les
animaux sauvages d'Afrique, ne se fiant qu'à leur
instinct, mangent de la boue d'argile pour améliorer leur
condition physique. Dans la forêt des Ardennes, les
sangliers blessés recherchent cette boue pour soigner
leurs plaies.
L'élément le plus important contenu
dans l'argile est la Silice
-Silicea en homéopathie-, grand remède des suppurations
chroniques, des bronchites des animaux du troisième âge
rhumatisants et vite fatigués. C'est pourquoi l'argile
figure en bonne place dans la trousse que nous proposons.
De quelle manière
agit exactement l'argile? Nous ne le savons pas
encore, mais nul doute que des hommes de science se
pencheront sur ce problème et, alors, ce qui aura été
longtemps considéré comme un "remède de bonne femme" aura
enfin droit de cité.
|
|
|
|