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L’homéopathie utilise des substances d’origine minérale,
animale ou végétale.
Les remèdes d’origine minérale sont fabriqués à partir
d’éléments naturels ou résultant d’une action chimique.
Ainsi, Cuprum (le cuivre), Sulfur (le soufre), Kali
carbonicum (le carbonate de calcium), mais aussi
Calcarea carbonica (l’écaille d’huître) ou Phosphorus
(le phosphore blanc).
Les remèdes d’origine animale utilisent souvent l’animal
entier – ainsi Apis, l’abeille, Formica rufa, la fourmi
rouge, ou Cantharis, la cantharide. Parfois ils font
appel seulement à une partie de son corps – citons
Sepia, l’encre de la seiche ou Lachesis, le venin du
serpent lachésis. En organothérapie, on utilise certains
organes prélevés sur des animaux sains, à l’abattoir,
comme le foie, le poumon, les os. Ceux-ci seront
administrés dilués et dynamisés mais ne seront prescrit
que par le vétérinaire homéopathe, car l’organothérapie
est soumise à des règles rigoureuses.
Les remèdes d’origine végétale sont les plus courants.
On utilise parfois la plante entière, parfois les
fleurs, les racines, les feuilles, les fruits ou
l’écorce même ; C’est à partir de la teinture mère que
seront préparées les dilutions.
Les isothérapiques sont des remèdes fabriqués à partir
de sécrétions prélevées sur le malade lui-même (salive,
urine, pus, calculs urinaires…). Ces sécrétions seront
diluées et dynamisées dans un laboratoire homéopathique
spécialisé et administrées au malade selon des règles
très strictes, le vétérinaire homéopathe restant là
encore seul juges.
Aujourd’hui, on a élargit l’isothérapie et l’on peut
diluer et dynamiser les allergènes, c’est-à-dire les
substances responsables des allergies. Ainsi donne-t-on
au chien malade des remèdes à base de pollen, de
poussière de maison, de moquette ou de peinture.
Les produits homéopathiques sont fabriqués dans des
laboratoires modernes selon les processus établis par
Hahnemann. Les substances d’origine minérale sont
réduites puis triturées sous l’action d’un sucre, le
lactose, les substances végétales et animales
transformées en teinture mère.
Les dilutions et dynamisations successives sont opérées
par des machine selon un processus, là encore,
rigoureusement identique à celui que préconisait
Hahnemann. Actuellement, on compte approximativement
1200 références et le catalogue ne cesse de s’élargir.
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Très tôt, Hahnemann avait pensé à appliquer ses théories
aux animaux : « Si les lois de la médecine que je
reconnais et proclame sont réelles, vraies, seules
naturelles, elles devraient trouver leur application
chez les animaux aussi bien que chez l’homme »,
écrivait-il en 1796.
Là encore son vœu a été exaucé, encore que l’homéopathie
vétérinaire soit moins entrée dans les mœurs et ne fasse
pas l’objet d’un enseignement magistral. L’homéopathie
pour les animaux fait généralement appel aux mêmes
remèdes que celle pour les humains. Comme cette
dernière, elle exige, avant de poser un diagnostic, de
bien connaître la personnalité du malade. En
l’occurrence, le chien ne pourra répondre à
l’interrogatoire nécessaire, mais son maître, lui,
apportera les précisions indispensables.
Deux chiens ne se ressemblent jamais. Non seulement il y
a de grandes différences entre les races, mais à
l’intérieur de celles-ci, voire à l’intérieur d’une même
portée, chaque individu réagit de manière spécifique.
Les traitements prescrits doivent donc être
individualisés.
En médecine humaine, on a admis la typologie de Dr
Vannier, qui distingue trois grands types
morphologiques. Dans le domaine vétérinaire, nous sommes
quelques uns à avoir utilisé cette classification.
On distingue trois grands types d’animaux :
Les carboniques :
Ils sont solides, bien droits sur leurs pattes, et
marchent sobrement, comme conscients de l’effort qu’ils
fournissent. Les Bouviers, les Léonberg, les Terre-Neuve
ensont les meilleurs représentants. Face à la maladie, ils
se défendent bien, mais en vieillissant, ils ne prennent
pas assez d’exercice et se trouvent ainsi prédisposés à
l’arthrose.
Leur gourmandise les conduit à l’obésité et à toues les
maladies qu’on peut attribuer à une alimentation mal
équilibrée : diabète, urée, hypertension. Le foie souffre
et élimine mal les toxines, les eczémas de toutes sortes
s’installent.
Un carbonique, pour vivre mieux, doit donc prendre
beaucoup d’exercice et recevoir une alimentation saine et
peu encombrante.
Les phosphoriques :
Ils sont élancés, minces, élégants, hyper sensibles.
Qui ne reconnaît là les
Lévriers, les Dobermans, les Colleys ? |
Ils réagissent mal à la maladie.
Atteints de diarrhées, ils se déshydrayent. Au moindre
courant d’air, ils répondent par une bronchite.Ces
animaux ont besoin d’espace, de lumière, de grand air.
Ils doivent bouger, courir, et recevoir une alimentation
riche en sels minéraux.
Les fluoriques :
Ils promènent un squelette dissymétrique tenu par des
ligaments en caoutchouc. Ainsi leur attitude
semble-t-elle déséquilibrée et leur mouvement
maladroits. Les Pékinois, les Teckels et les Bulls, et
toutes les races naines aux dents mal implantées, aux
ligaments si fragiles, aux ongles cassants, en sont les
représentants. Ces animaux sont très fragiles et doivent
souvent recevoir des apports en vitamines et en
oligo-éléments. Tout apport médicamenteux peut être
dangereux. Notre rôle est de les aider à bien vieillir,
car leur cœur est fragile.
Bien entendu, ces caractères n’ont rien de rigide et
souffrent des exceptions. De plus, tous les chiens
« sans race » que nous aimons peuvent être carboniques,
un peu fluorique, avec un soupçon de phosphorique…
Ce qui importe, c’est de bien définir la morphologie de
l’animal, son tempérament, de découvrir ses besoins et
ainsi, de l’aider à mieux se défendre. Nous retrouvons
là la parole d’Hippocrate : « Il importe de savoir vers
quelle maladie tend chaque disposition. "

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